12. mai 2016

Le dernier apport en céréales, c’est maintenant, et il est important !

Optimiser la fertilisation azotée des céréales consiste à atteindre les objectifs de rendement et de teneur en protéines de la récolte avec un maximum de l’azote apporté utilisé par le peuplement végétal. Cet azote permettra le développement de la végétation et la mise en place des composantes de rendement. La teneur en protéines des grains est directement corrélée à leur teneur en azote et cela se joue en fin de cycle.

En effet, 75 % de l’azote contenu dans les grains à maturité provient de la remobilisation de l’azote présent dans les parties aériennes à floraison. Il est donc très important de bien raisonner le dernier apport afin qu’il soit le plus efficace possible.

La bonne dose d’azote à apporter :

En ce qui concerne la dose à apporter, la pratique classique consiste à conserver 40 unités d’azote potentiel de la dose totale prévisionnelle calculée en début de cycle, puis si possible de l’ajuster avec un outil de pilotage pour tenir compte des conditions réelles de la culture à proximité de l’apport.

Le bon stade d’apport :

A dose égale d’azote absorbée par une culture, l’augmentation du rendement entraine une dilution de la teneur en azote des grains et donc une baisse de la teneur en protéines. Il faut donc trouver le meilleur compromis rendement/teneur en protéines pour chaque culture. Cela sera lié au potentiel de la parcelle, à la variété choisie et à la destination commerciale de la récolte.

Graph Arvalis 1

Comme le montre ce graphique réalisé par ARVALIS, plus le dernier apport est précoce et plus l’azote apporté aura une influence sur l’augmentation du rendement et moins sur la teneur en protéines. Les stades Dernière Feuille Pointante (DFP) et Dernière Feuille Etalée (DFE) semblent constituer le meilleur compromis pour le stade idéal à retenir pour le dernier apport. Il ne faut pas oublier qu’une fois l’apport réalisé, une pluie efficace (15 mm dans les 15 jours qui suivent l’apport) devra permettre à l’azote apporté d’être utilisé efficacement par les plantes.

Forme d’azote :

Certaines formes d’azote sont plus sensibles aux pertes après application et pour cet apport qualitatif on privilégiera une forme peu sensible à la volatilisation et à l’efficacité démontrée.

Graph Arvalis 2

Comme montré dans ce tableau issu de Perspectives Agricoles (janvier 2015, N°418), l’ammonitrate est la forme la plus efficace pour le dernier apport puisqu’elle permet un gain de rendement et de teneur en protéines par rapport à la solution azotée (+ 1,08 q/ha et + 0,4 % protéines) et à l’urée (+ 0,4 q/ha et + 0,11 % protéines). A noter que si les 3 apports sont réalisés en ammonitrate, ces écarts sont encore plus importants.

Raisonner le dernier apport d’azote sur blé, c’est donc apporter la bonne forme d’azote, l’ammonitrate, au meilleur moment (bon stade de la culture DFP à DFE et conditions climatiques permettant une bonne valorisation de l’azote apporté), avec un épandeur bien réglé, pour assurer l’atteinte du rendement optimal et une teneur en protéines permettant une bonne valorisation de la récolte.

Nos 2 formules Basammon® 27 et Basammon® 33.5 répondent parfaitement aux exigences de cet apport déterminant.

Pour plus d’information :

http://fr.eurochemagro.com/produits/engrais-azotes-simples/basammon-27/

http://fr.eurochemagro.com/produits/engrais-azotes-simples/basammon-335/

 

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